Performance commerciale

Le chiffre d’affaires du groupe Givaudan a totalisé CHF 4 239 millions, soit une hausse de 8,9 % en monnaies locales et de 7,1 % en francs suisses par rapport à l’année dernière.

La division Parfums a enregistré un chiffre d’affaires de
CHF 1 988 millions, soit une hausse de 10,5 % en monnaies locales et de 9,0 % en francs suisses.

Le chiffre d’affaires de la division Arômes s’est établi à
CHF 2 251 millions, soit une hausse de 7,5 % en monnaies locales et de 5,4 % en francs suisses par rapport à l’année dernière.

Marge brute

La marge brute est passée de 45,0 % à 46,1 % grâce à la hausse des volumes, à un mix produits favorable et à la relative stabilité des coûts de production.

EBITDA (bénéfices avant intérêts, impôts et amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles)

L’EBITDA a augmenté en 2010 à CHF 887 millions, contre
CHF 758 millions en 2009. Sur une base comparable, hors coûts d’intégration et de restructuration, l’EBITDA a atteint
CHF 963 millions contre CHF 820 millions l’année précédente. Sur une base comparable, la marge EBITDA était de 22,7 % en 2010, contre 20,7 % en 2009. La hausse du chiffre d’affaires, l’amélioration de la marge brute ainsi qu’une stricte maîtrise des dépenses d’exploitation ont contribué à ce résultat. Sur une base comparable, l’EBITDA a progressé de 18,4 % en monnaies locales.

Résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation a augmenté à CHF 556 millions contre CHF 460 millions en 2009. Sur une base comparable, compte non tenu des CHF 99 millions de coûts d’intégration et de restructuration, le résultat d’exploitation est passé à
CHF 655 millions en 2010, contre CHF 525 millions en 2009. Sur une base comparable, la marge d’exploitation a progressé à 15,5 % en 2010, contre 13,3 % en 2009, essentiellement du fait de l’accroissement des ventes et de la réduction proportionnelle des charges d’exploitation. Sur une base comparable, le résultat d’exploitation a augmenté de 25,5 % en monnaies locales.

Performance financière

Les coûts de financement se sont élevés à CHF 93 millions en 2010, contre CHF 142 millions en 2009. Les autres charges financières, nettes de revenus, se sont élevées à CHF 26 millions en 2010, contre CHF 51 millions en 2009. En particulier, les charges pour pertes de valeur des actifs comptabilisées au premier semestre 2009 n’ont pas été réitérées en 2010.

Les impôts sur les bénéfices du Groupe, mesurés en pourcentage du bénéfice brut, s’élevaient à 22 % en 2010 contre 25 % en 2009.

Bénéfice net

Le bénéfice net a progressé de 70,9 % à CHF 340 millions, contre CHF 199 millions en 2009, soit 8,0 % du chiffre d’affaires en 2010, contre 5,0 % en 2009. Le bénéfice par action non dilué a augmenté à CHF 37,87, contre CHF 25,07 en 2009.

Flux de trésorerie

Givaudan a dégagé un flux de trésorerie d’exploitation de CHF 730 millions, soit une baisse de CHF 8 millions par rapport à 2009. La vigueur de la croissance du chiffre d’affaires a nécessité une hausse du fonds de roulement qui, néanmoins, en pourcentage des ventes, est resté stable.

Le total des investissements nets en immobilisations incorporelles (immobilier, usines et équipement) s’élevait à CHF 105 millions, contre CHF 85 millions en 2009, essentiellement en raison des investissements destinés à la nouvelle usine de production d’arômes pour entremets salés en Hongrie. Les autres immobilisations incorporelles s’inscrivaient à CHF 72 millions en 2010, dont une partie importante a été allouée au projet Enterprise Resource Planning (ERP) basé sur le système SAP. La mise en œuvre a été achevée dans le reste de l’Europe, en Amérique du Nord et du Sud (Parfums), le projet s’orientant désormais vers l’Amérique du Nord (Arômes) et l’Asie.

Le flux de trésorerie d’exploitation après investissements s’élevait à CHF 553 millions, soit une baisse de 6,1 % par rapport aux CHF 589 millions enregistrés en 2009. Le flux de trésorerie disponible, c’est-à-dire le flux de trésorerie d’exploitation après investissements et intérêts, s’établissait à CHF 437 millions en 2010, soit une baisse par rapport aux CHF 459 millions en 2009, essentiellement due à l’accroissement des besoins en fonds de roulement et à la hausse des investissements en 2010. Le flux de trésorerie disponible en pourcentage des ventes était de 10,3 % contre 11,6 % en 2009.

Position financière

La position financière de Givaudan était toujours solide à la fin décembre 2010. Les bons résultats d’exploitation n’ont été atténués que par les pressions exercées sur le fonds de roulement, bien que ce dernier soit resté constant en pourcentage du chiffre d’affaires. Hors les obligations remboursables en actions (Mandatory Convertible Securities, MCS), la dette nette s’établissait à CHF 1 353 millions fin décembre 2010, en dessous des CHF 1 499 millions affichés en décembre 2009. En mars 2010, des obligations remboursables d’une valeur de CHF 750 millions sont arrivées à échéance et les actions Givaudan ont été remises aux détenteurs de titres. Au total, 736 785 nouvelles actions ont été remises aux détenteurs de MCS, portant le nombre total des actions en circulation à 9 233 586. A la fin décembre 2010, le ratio d’endettement (défini comme la dette nette divisée par la dette nette plus les capitaux propres) était de 28 %, contre 30 % fin 2009.

Intégration et restructuration

En 2010, Givaudan a mené à bien l’intégration de Quest International, amorcée en 2007. Le processus d’intégration s’est déroulé comme prévu et a permis d’atteindre les objectifs financiers communiqués au préalable, faisant de Givaudan le leader de son secteur. La mise en commun des opérations des deux sociétés se traduit par des économies annuelles de CHF 230 millions, permettant ainsi au Groupe de retrouver ses niveaux de rentabilité d’avantl’acquisition, et en particulier de réaliser une marge EBITDA de 22,7 % en 2010. Le total des coûts de l’intégration s’est élevé à CHF 440 millions.

En 2010, Givaudan a annoncé la rationalisation de sa production d’entremets salés au Royaume-Uni et en Suisse, ainsi que d’autres programmes d’amélioration de son efficacité. La même année, les coûts de restructuration du Groupe se sont élevés à CHF 27 millions et les pertes de valeur des actifs à CHF 10 millions. Les coûts totaux du programme de restructuration devraient atteindre CHF 75 millions, dont CHF 55 millions en numéraire. Le processus de restructuration devrait s’achever en 2011.

Dividende proposé

À l’occasion de l’Assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 24 mars 2011, le Conseil d’administration proposera un dividende en numéraire de CHF 21,50 par action au titre de l’exercice 2010. Il s’agira de la dixième hausse consécutive en dix ans, depuis la première cotation de Givaudan à la SIX Swiss Exchange en 2000. Le montant total de cette distribution de dividendes sera prélevé sur les réserves en capital libéré additionnel apparaissant au bilan de Givaudan à la clôture de l’exercice 2010. Conformément à la nouvelle législation fiscale suisse, le versement de ce dividende ne sera pas soumis à l’impôt anticipé suisse et ne sera pas non plus imposable au titre de l’impôt sur le revenu pour les actionnaires qui détiennent des actions au sein de leur patrimoine privé et qui sont fiscalement résidents en Suisse.

Planification de la relève au sein du Conseil d’administration

Afin de faciliter la relève des administrateurs dans les années à venir, le Conseil d’administration proposera, à l’occasion de l’Assemblée générale, deux modifications aux Statuts prévoyant des mandats flexibles d’un à trois ans et un accroissement du nombre de membres du Conseil de sept à neuf au maximum.

Le Conseil d’administration proposera par ailleurs la réélection de M. Henner Shierenbeck pour un mandat d’un an. À l’issue de cet ultime mandat, il aura siégé douze ans au Conseil d’administration et ne se représentera plus. De plus, Mme Lilian Fossum Biner, de nationalité suédoise, sera proposée comme nouveau membre pour un mandat de trois ans. Mme Biner est membre des conseils d’administration de deux sociétés suédoises cotées en Bourse, Oriflame Cosmetics SA et RNB, Retail and Brands AB.

Perspectives à court terme

Eu égard à la récente hausse des prix de certaines matières premières essentielles fin 2010, la Société s’attend à une forte augmentation des prix des matières premières en 2011. Givaudan travaillera en étroite collaboration avec ses clients en vue de procéder aux ajustements de prix nécessaires.

Perspectives à moyen terme

À moyen terme, la Société vise à atteindre une croissance organique de 4,5 % à 5,5 % par an sur la base d’une croissance du marché estimée entre 2 % et 3 % et à acquérir de nouvelles parts de marché au cours des cinq prochaines années.

En déployant sa stratégie de croissance axée sur cinq piliers (marchés en développement, Santé et Bien-être ainsi que gains de parts de marché sur des segments et auprès de clients ciblés), Givaudan entend réaliser une croissance supérieure à celle du marché sous-jacent et continuer à dégager la marge EBITDA la plus élevée du secteur, tout en augmentant son flux de trésorerie annuel disponible à 14-16 % du chiffre d’affaires d’ici à 2015.

La Société réitère son intention de reverser aux actionnaires plus de 60 % du flux de trésorerie disponible une fois que le ratio d’endettement visé (défini comme la dette nette divisée par la dette nette plus les capitaux propres) de 25 % aura été atteint.